L'immobilier reste t-il une valeur refuge? Chers clients,
Bon nombre de personnes sont inquiètes, et c'est bien légitime. La crise actuelle du coronavirus est inédite et remet en cause de nombreux secteurs d'activités.
Sur le plan immobilier, on le constate, il y a un réel ralentissement du secteur: projets de constructions, chantiers à l'arrêt, agences immobilières fermées (à tout le moins au public), déménagements postposés à plus tard. Alors, forcément, avec un tel constat, le particulier comme l'investisseur s'interroge et peut être amener à craindre une "nouvelle" crise en immobilier.
Sur cette question, il est encore trop tôt pour répondre avec certitude. Et par ailleurs, on peut d'ores et déjà analyser des courants qui s'opposent. Si pour les premiers, la crise à venir sera sans précédent et bien plus longue que celle que nous avons connu en 2008/2009, pour les seconds l'immobilier reste une valeur refuge capable de résister à la crise à venir (la crise économique suivant la crise sanitaire). Deux courants, deux oppositions, des prédictions, des suppositions ! Analyse.

La situation actuelle est claire: nous sommes face à une pause ! Comme rappelé ci-dessus, le secteur immobilier n'échappe pas à la règle. Il nous est impossible d'effectuer la moindre visite de bien immobilier sous peine de mettre en péril la santé des visiteurs, des occupants d'immeubles et bien entendu, d'être en infraction avec la loi d'urgence sanitaire éditée ces derniers jours.

Hypothèse 1:
- Une valeur refuge. On l'a vu, les marchés financiers ont connu une baisse spectaculaire sur l'espace de 30 jours. L'immobilier quant à lui n'a jamais connu pareille correction. Ceci s'explique notamment par le "process" qui est plus long et qui résiste mieux aux vents de panique que peut connaître le marché boursier.
- L'immobilier a des besoins réels en logements. Au Luxembourg, il manque du logement. La demande est plus importante que l'offre et rien n'indique, pour l'heure, que cette proportionnelle va s'inverser à la reprise.
- Les taux restent bas et si la politique des taux bas reste de mise, la relance devrait pouvoir être assurée

Hypothèse 2:
- Un retournement de situation qui serait dû à une résilience psychologique chez l'acquéreur. L'acquéreur, dans ce contexte, préfèrerait "attendre" ou "négocier" un pourcentage "sécuritaire" sur la pratique des prix actuels. Cela voudrait dire que le Vendeur se trouverait face à un acquéreur frileux, voire trop prudent et par conséquent, attendrait "le temps qui passe" et maintiendrait son prix avant toute prise de position. Dans cette hypothèse, le marché immobilier se grippe, venant impacter le nombre de transactions et leurs prix. Si cette seconde hypothèse se réalise, elle ne se mesurera que dans les six prochains mois suivant la fin de la crise sanitaire.

Pour savoir si l'une ou l'autre hypothèse l'emportera, il faut analyser le temps de l'épidémie (facteur déterminant). Ce ne sera pas la même chose si le pays se bloque pendant deux mois ou quatre mois voire plus encore. Il est forcément trop tôt pour affirmer aujourd'hui ce que demain va nous enseigner.

Ce qui paraît toutefois plus réaliste, à ce stade, c'est de plaider pour un ralentissement probable du secteur, avec une reprise peut être plus lente suivant la durée du confinement. Il serait malgré tout fort peu probable de constater une chute vertigineuse des prix (équivalent au marché financier) pour les raisons évoquées dans l'hypothèse 1.

Conclusion:
Restons prudents et analysons les prochaines semaines avec grande attention.
Mais retenons malgré tout une chose: Il y aura toujours des besoins en immobilier et il faudra nécessairement équilibrer le jeu suivant l'offre et la demande qui sera constatée au moment T.

Durant cette période de confinement, idemmo travaille pour mettre en place des solutions alternatives et ainsi permettre à sa clientèle de trouver un conseil approprié, malgré la distance.
www.idemmo.lu - plus que jamais à vos côtés pour répondre à vos besoins en immobilier.